Notre mission :

Les Antennes de paix se proposent de

· capter et relayer les appels de populations aux prises avec des situations de violence et d’injustice, génératrices de conflits destructeurs voire meurtriers;

· faire mieux connaître les initiatives des artisanes et artisans de paix essentielles au devenir de ces communautés humaines : www.prixdupublicpaix.org

· utiliser les nouveaux médias pour contribuer à mieux faire connaître et aimer l’ensemble des peuples et des êtres humains :http://antennesdepaix.org/
et
www.24365p.org



2 janvier 2018

Répression inédite des manifestations pacifiques du 31 décembre 2017 en RDC

Alors que la majorité de personnes célébraient la fin de l’année dans bien de parties du monde, en République Démocratique du Congo (RDC), la population était confrontée pour la énième fois à la brutalité du régime en place.

Les manifestations pacifiques de dimanche dernier, 31 décembre 2017, étaient organisées par le Comité laïc de coordination (CLC), une structure de l’Église  catholique de la RDC, pour exiger le respect de l’accord dit de la Saint-Sylvestre, signé sous l’égide des évêques de la Conférence  épiscopale nationale du Congo (CENCO) il y a un an, entre le pouvoir du président Joseph Kabila et une partie de l’opposition, accord qui prévoyait l’organisation des élections en décembre 2017.
Pour contrer ces manifestations pacifiques, le régime de Kinshasa a procédé à la coupure d’internet sur l’étendue du territoire national, au déploiement d’un arsenal sécuritaire ostentatoire et à l’érection des barrages policiers, particulièrement dans la capitale. Les autorités congolaises tentaient ainsi d’étouffer ces « marches pacifiques » contre le chef de l’État, malgré l’appel des Nations unies et des chancelleries au respect du droit à manifester. Dans un communiqué à New York, le secrétaire général de l’ONU, Antonio Guterres, avait appelé « le gouvernement et les forces nationales de sécurité à faire preuve de retenue et à respecter les droits du peuple congolais aux libertés d’expression et de manifester pacifiquement ».

Toute l’opposition et la société civile ont répondu à l’appel des marches, interdites par les autorités comme les précédentes manifestations contre le régime. Dans un pays majoritairement chrétien, où les habitants survivent avec moins de un dollar par jour, c’est en pleine prière au cœur des églises que les forces de sécurité ont fait irruption. Jamais auparavant on a vu une attaque de la police à coup de bombe lacrymogène en pleine messe!

Les sources médiatiques font état d’un bilan provisoire d’au moins huit morts dont sept à Kinshasa et un à Kananga, et des centaines d’arrestations, un bilan confirmé par la Mission de l’Organisation des Nations Unies pour la stabilisation en RD Congo (Monusco). Interrogé par Radio France internationale (RFI) sur l’attitude des forces de l’ordre, le porte-parole du gouvernement de la RDC, Lambert Mendé, n’a pas nié que certains policiers ou militaires avaient pu poursuivre des manifestants dans des édifices religieux et tirer des gaz lacrymogène.

Par ailleurs, les manifestants demandaient au président de déclarer qu’il ne sera plus candidat et exigeaient aussi un « calendrier électoral consensuel » à la place de l’actuel, qui prévoit des élections le 23 décembre 2018 pour remplacer Joseph Kabila, alors que son dernier mandat a pris fin le 20 décembre 2016.

Malgré la répression, l’Église catholique a démontré sa capacité de mobiliser en République démocratique du Congo (RDC), là où depuis un an les appels de l’opposition n’ont rencontré que peu d’écho.

La répression du dimanche dernier en RDC survient alors que le pays se prépare à commémorer les martyrs de l’indépendance, le 4 janvier prochain, en mémoire des victimes des répressions sanglantes, le 4 janvier 1959, des émeutes à Léopoldville (Kinshasa, avant 1960) après que les autorités coloniales avaient interdit aux membres du parti politique ABAKO (Alliance des Bakongo) de manifester. Cette date avait marqué le déclenchement de la conquête de l’indépendance, survenue une année et demie plus tard, le 30 juin 1960.

Nous osons croire que la commémoration du 4 janvier 2018 se fera aussi en mémoire des victimes des répressions du 31 décembre 2017 et sera l’occasion de lancer un appel solidaire à la souffrance du peuple congolais, victime en grande partie des convoitises internationales.

Pour Antennes de Paix,
Ferdinand Djayerombe Vaweka,
Président

1 janvier 2018

Journée mondiale de la paix 2018



Les migrants et les réfugiés : des hommes et des femmes en quête de paix
Message du Saint-Père François pour la célébration de la
L1e  (51e)  Journée mondiale de la paix, le 1er janvier 2018

Intentions de prière

Il y a 250 millions de migrants dans le monde, dont 22 millions et demi sont des réfugiés.
À l’invitation du Pape François, tournons nos yeux vers les personnes migrantes et réfugiées « qui fuient la guerre et la faim ou qui sont contraintes de quitter leurs terres à cause des discriminations, des persécutions, de la pauvreté et de la dégradation environnementale ».

Invoquons ensemble le Père miséricordieux en empruntant les mots du Pape François:

R/           Dieu de la vie, viens bâtir avec nous un avenir de paix.

Pour tous ceux et celles qui sont menacés de désespoir parce qu’ils ne trouvent plus dans leur pays l’accès à l’éducation, au travail, aux moyens de survivre honnêtement, Seigneur nous te prions. R/

Pour que cessent les conflits armés et les autres formes de violence organisée  qui provoquent des déplacements de populations, Seigneur nous te prions. R/

Pour que nos frères et nos sœurs puissent recommencer à vivre en paix dans une maison sûre, Seigneur nous te prions. R/

Pour que nous sachions voir que les migrants et réfugiés apportent avec eux une bonne dose de courage, les richesses de leur culture, et leurs aspirations à une vie meilleure, Seigneur nous te prions. R/
« Accueillir l’autre exige un engagement concret, une chaîne d’entraide et de bienveillance, une attention vigilante et compréhensive, la gestion responsable de nouvelles situations complexes qui, parfois, s’ajoutent aux autres problèmes innombrables déjà existants, ainsi que des ressources qui sont toujours limitées. »
Pour les responsables de la politique internationale afin qu’ils travaillent activement à protéger les personnes obligées de se déplacer vers un nouveau pays, évitant ainsi de contribuer à la mondialisation de l’indifférence, Seigneur nous te prions. R/

Pour que nos villes soient des villes ouvertes, prêtes à accueillir les personnes en recherche d’un lieu sûr et bienveillant, Seigneur nous te prions. R/

Pour les familles et les responsables des institutions qui accueillent, fréquentent et soutiennent des personnes en quête de relations nouvelles, Seigneur nous te prions. R/

Pour que nos communautés découvrent la manière de créer des réseaux de solidarité et d’entraide qui mettent à contribution la créativité et les ressources des migrants et réfugiés, Seigneur nous te prions. R/

Oraison

Dieu maître de la vie et source de miséricorde, tu nous as enseigné à protéger la veuve et l’orphelin, symboles de toute personne en détresse. Apprends-nous à reconnaître l’inviolable dignité de tous ces migrants et réfugiés exposés à tant de dangers, en particulier les femmes et les enfants plus exposés à des formes d’esclavage. Apprends-nous à nous comporter en véritables artisans de paix pour que nos villes et nos communautés, souvent divisées par des conflits, se transforment en véritables « chantiers de paix ».
Dieu de la vie, viens bâtir avec nous un avenir de paix! AMEN

On trouvera sur notre site http://www.antennesdepaix.org  des appels, messages, illustrations et prières pour susciter une meilleure compréhension de la situation des enfants victimes des conflits, des personnes déplacées et des réfugiés et encourager des gestes de solidarité.