Notre mission :

Les Antennes de paix se proposent de

· capter et relayer les appels de populations aux prises avec des situations de violence et d’injustice, génératrices de conflits destructeurs voire meurtriers;

· faire mieux connaître les initiatives des artisanes et artisans de paix essentielles au devenir de ces communautés humaines : www.prixdupublicpaix.org

· utiliser les nouveaux médias pour contribuer à mieux faire connaître et aimer l’ensemble des peuples et des êtres humains :http://antennesdepaix.org/
et
www.24365p.org



11 décembre 2012

Conférence: Reconnaissance des peuples autochtones



Conférence suivie dun échange

La reconnaissance des peuples autochtones

Du nord au sud, un défi à relever ensemble!
Mardi 11 décembre 2012

de 19h00 à 21h00

au 5055, rue Rivard

Montréal (métro Laurier)

Contribution volontaire : $5.00

Le Canada a finalement signé, en novembre 2010, la Déclaration des droits des peuples autochtones, adoptée par les Nations unies en 2007.

La souveraineté territoriale des peuples autochtones et l’exploitation des ressources naturelles sont des enjeux importants, tout comme la protection de leur culture.

Comment un pays tel que le Chili, qui se prétend démocratique, remplit-il ses responsabilités envers ses citoyens d’origine autochtone?

Que pouvons-nous apprendre de leur expérience ? Quels liens pouvons-nous faire avec la réalité vécue par les autochtones du Québec ? Pour mieux comprendre et soutenir nos voisins et concitoyens des nations autochtones, venez rencontrer et échanger avec :

JOSÉ AYLWIN OYARZÚN Avocat, codirecteur de l’organisme chilien de défense des droits humains

Observatorio Ciudadano et spécialiste des Droits des peuples autochtones

Renseignements :

antennesdepaix@gmail.com ou 514-389-1300

Centre MGL : info@centremgl.org ou 514-276-4853

15 novembre 2012

Projet de cahier

En 2013, Pax Christi Montréal envisage un nouveau projet soulignant le 50e anniversaire de l'encyclique ‘Pacem in Terris’. L'on veut examiner comment les problèmes soulevés par l'encyclique ont été traités au Québec ces 50 dernières années. La publication aidera les groupes à prendre conscience du chemin parcouru et à s’interroger sur les moyens à mettre en œuvre pour faire avancer chez nous les conditions de la justice et de la paix. Novembre 2012

8 septembre 2012

Présence au congrès d'Entraide missionnaire

Antennes de paix - Montréal (Pax Christi - Montréal) avait un kiosque au congrès d'Entraide missionnaire (8 Septembre, 2012)



Photo : Gilles Pilette

6 septembre 2012

Investir dans la paix plutôt que dans les budgets militaires




Photo: Gilles Pilette (Présentation de Jean-Marc Lord)


Photo: Gille Pilette
     Le 27 août, Antennes de paix Montréal a tenu son assemblée générale annuelle. En plus de présenter le rapport annuel des activités, le conseil d’administration avait invité le Comité de Solidarité de Trois-Rivières à offrir un atelier et une exposition sur le thème : «Parce que la paix est une priorité… Stoppons les dépenses militaires».  L’exposition itinérante, illustrée par le caricaturiste bien connu Boris et des témoignages de personnalités du milieu culturel au Québec, présente en huit banderoles le processus de militarisation en cours au Canada et des alternatives pour promouvoir l’éducation, la santé, l’emploi et la culture. L’atelier animé par Jean-Marc Lord, militant de longue date au CS3R, s’emploie à montrer comment déconstruire les mythes associés aux  investissements militaires. Cette activité de formation s’inscrit dans les efforts d’Antennes de paix /Pax Christi Montréal pour appuyer les initiatives locales et internationales qui visent le contrôle des armes et le remplacement de la guerre par des solutions pacifiques plus favorables au développement humain.


Photo: Gille Pilette. (C.A. 2012-2013)
Organisation membre du réseau de paix Pax Christi International, Antennes de paix est membre au Québec du Collectif Échec à la guerre et du Réseau Œcuménique Justice et paix (ROJeP). Pour obtenir le rapport d’activités 2011-2012, écrire à antennesdepaix@gmail.com

18 juillet 2012

Conférence diplomatique, Nations Unies, New York, 2-27 juillet 2012

                                        Traité sur le commerce des armes (TCA)

Conférence diplomatique, Nations Unies, New York, 2-27 juillet 2012[1]

Allocution de Jasmine Galace, IANSA, Philippines

En toute franchise je dois vous dire que j’ai peur.

J’ai peur parce que nous sommes sur le point  de changer le cours de l’histoire mais il se pourrait que nous manquions cette opportunité. J’ai peur, non pour moi-même, mais pour les hommes, les femmes, les garçons et les filles qui vont continuer à souffrir si le commerce des armes n’est pas encadré par des règles sévères. 

J’ai peur d’entendre des déclarations qui vont empêcher l’adoption d’un traité robuste. Jusqu’à maintenant, je n’ai jamais eu peur des mots  tels que «objectif» et «universel». Être objectif, que je sache, c’est se «baser sur des faits». Et universel signifie «applicable ou commun à toutes conditions et situations». Oui, c’est un fait que plus de deux mille personnes meurent chaque jour de la violence des armes. Et oui, le respect de toute vie humaine est, ou devrait être, un principe universel. Alors pourquoi ai-je tellement peur que ces mots servent à diluer un traité jusqu’à le rendre insignifiant au plan humanitaire?

Soudain j’ai peur du mot « consensus », un concept positif pour moi car c’est une manière pacifique de résoudre des conflits. Je crains qu’au nom du consensus, des États soient prêts à faire des compromis inacceptables. De grâce, ne faites pas de compromis sur la capacité d’un TCA à respecter les droits humains et les buts humanitaires qui sont sa vraie raison d’être. Ce traité doit inclure toutes les armes conventionnelles, des plus grosses aux plus petites, ainsi que les munitions et composants qui entrent dans ces armes.

Je crains beaucoup de voir quelques États suggérer d’exclure de ce traité les petites armes, les armes légères, les munitions et dépôts de munitions. Pourtant nous savons tous que les transferts irresponsables d’armes, de munitions et d’équipements reliés aux armes ont causé, au-delà des frontières, la perte de millions de vies et de biens essentiels à la vie, et engendré aussi la violation de droits humains fondamentaux.

L’accès généralisé aux armes légères et aux petites armes accroît les risques pour la sécurité des hommes et des femmes et les empêche de jouir de leurs droits civils, politiques, sociaux et économiques. De plus le commerce des armes porte une dimension spécifique: la dimension du  «genre », qui a des liens directs avec la discrimination et la violence dirigées contre les femmes. En possession des armes, du pouvoir et du statut, les joueurs étatiques et non étatiques pratiquent la violence envers les femmes et ce, en toute impunité. Cela détruit les efforts pour consolider la paix, la sécurité, l’égalité entre les sexes et un développement sécurisé.

Je suis vraiment préoccupée d’entendre des États refuser de faire mention du «genre» dans le traité sous le prétexte que c’est une matière très sensible. Est-ce que la protection des femmes contre le viol est un enjeu sensible ou s’agit-il d’un impératif moral? Si le TCA doit devenir un instrument légal efficace de régulation du commerce des armes, il doit inclure la  reconnaissance de l’impact potentiel des transferts internationaux sur le genre. En conséquence, le texte du traité devrait faire référence à la dimension du genre et préciser des critères concernant les risques de violence sur la base du genre.

Chers Délégués, je crains que certains parmi vous ne voient pas d’un bon œil le critère des droits humains inclus dans le transfert des armes. Alors je tremble de peur pour tous les civils qui continueront à subir des atrocités si le traité ne garantit pas une réelle régulation des armes. Je suis membre de Pax Christi International, une organisation fondée sur la foi qui est présente du Sud Soudan au Salvador, d’Haïti à l’Irak, du Mexique aux Philippines, de la République Démocratique du Congo aux États-Unis d’ Amérique. Nous savons à quel point les armes conventionnelles ont été employées pour violer les droits humains. Qu’elles circulent avant une guerre ou pendant un violent conflit, ces armes sont accumulées et utilisées par des gangs violents et par le crime organisé; leur prolifération sert des intérêts lucratifs. Il en résulte des coûts en vies humaines et en augmentation de la misère qui vont bien au-delà de tout ce qu’on peut imaginer. L’impact sur les femmes et les enfants est particulièrement flagrant, de même que la diversion des ressources nécessaires pour protéger la vie, les droits des humains et la nature.

Je crains que certains parmi vous suggèrent qu’il ne s’agit là que d’un traité commercial. Alors si les fonds sont détournés vers l’achat d’armes, je crains que des populations n’auront pas accès à l’eau propre ni aux services de base en santé et en éducation. Un leader religieux a dit que les armes tuent, utilisées ou non.

Je crains aussi de vous entendre dire : ce sera onéreux de faire des rapports. Rappelez-vous qu’un TCA complet intègrera un cadre de référence incluant l’offre d’une assistance aux États qui en feront la demande. Un TCA doit créer une Unité de soutien à l’implantation (USI/ISU) qui aidera les États à s’acquitter des obligations du traité en instaurant des structures qui allègent leurs tâches.  Prévoir assistance et coopération internationales sera une autre manière de faire face aux obligations du traité. Les États aux capacités financières ou techniques plus élevées pourraient appuyer les États demandeurs.

Chers DéléguéEs, en dépit de toutes mes peurs, je me tiens ici devant vous avec confiance. J’ai confiance qu’en prenant vos décisions, vous jugerez que ce TCA est un impératif humanitaire. De même, celles et ceux qui sont ici et qui ont fait campagne ont confiance que vous allez adopter un TCA qui réduira considérablement les maux associés au transfert illégal, insuffisamment réglementé ou irresponsable d’armes conventionnelles. S’il en est ainsi, un Traité sur le commerce des armes aura sauvé tant de vies et réduit tant de souffrances que je n’aurai plus peur. Merci beaucoup

New York, le 11 juillet 2012



___________________

Original en anglais. Traduction libre par Gisèle Turcot, Pax Christi Montréal



Original en anglais accessible sur le site de Pax Christi International www.paxchristi.net sous la référence 2012-0280-en-gl-SD



[1] Cette conférence de l’ONU prépare l’adoption d’un Traité international sur le commerce des armes/Arms Trade Treaty (ATT) qui sera complet, contraignant et efficace. Madame Galace s’exprimait ici au nom des membres de la société civile qui ont fait campagne sous l’égide du Réseau international sur les armes légères (RIAL) /International Network on Small Arms (IANSA).

12 avril 2012

Journée de la Terre

Déclaration du 22 Avril:

Antennes de paix, en tant que membre du ROJeP (Réseau oecuménique de justice et paix) vient de donner son appui à la déclaration 22 avril (http://22avril.org/). Vous êtes invité à visiter le site, cliquer sur l'annonce, lire atentivement la déclaration et souscrire votre appui, surtout par votre présence le 22 avril à la Place des spectacles, Montréal (14h).

Les cloches des églises de tout Québec vont sonner à cette heure en appui aussi.

Extrait du message de ROJeP: Le 22 avril prochain, Jour de la Terre, un appel au grand rassemblement est lancé. Cet événement populaire est à l’initiative de l’artiste Dominic Champagne qui a vu débarquer les projets du gaz de schiste dans la région où il a une maison decampagne, et estime «avoir vu l'arrogance des puissants, prêts à tout pour s'approprier les ressources». Le rendez-vous est donné à la Place desfestivals le 22 avril à 14 h. Son organisateur ne s'en cache pas, il prévoit 100 000 personnes dans la rue, mais espère en voir 1 million! Ilnous convie à prendre connaissance de la Déclaration du 22 avril http://www.22avril.org/ qui a été signée par plus de 24 000 personnes. La Déclaration et le rassemblement s'adresse aux hommes, femmes et enfants de bonne volonté qui ont à cœur la défense du bien commun, le partage de la richesse, le respect des droits de tous les citoyens et de l'environnement.Il est important de rappeler que ce mouvement n'est pas contre le développementdes ressources, mais pour un meilleur développement, respectueux de nos valeurs, et pour une meilleure redistribution de nos richesses.

11 avril 2012

Actions : Dépenses militaires

Montréal, 10 avril 2012 –

Pour marquer sa participation à la Journée mondiale d’action contre les dépenses militaires qui aura lieu le 17 avril, l’organisation Antennes de paix à Montréal s’associe à la campagne Stoppons les dépenses militaires. Lancée par le Comité de Solidarité de Trois-Rivières (http://www.cs3r.org/) cette campagne vise à sensibiliser le grand public au choix effectué par le
gouvernement du Canada d’augmenter les dépenses militaires pendant qu’il réduit les budgets alloués à d’autres priorités.

Selon l’Institut de recherche et d’informations socio-économiques (IRIS), les dépenses militaires au Canada ont augmenté de 8 G$ entre 2005-2006 et 2012-2011, soit de 54,2% et elles seront en augmentation rapide jusqu’en 2027-2028, comme l’affirme le document gouvernemental intitulé Stratégie de défense Le Canada d’abord (2008).

À l’échelle planétaire, selon le rapport 2011 du Stockholm International Research Institute (SPIRI http://www.spiri.org/), les dépenses militaires des gouvernements du monde s’élèvent à 1,630 milliards US par année et vont encore augmenter. Les dernières données sur le commerce des armes recueillies par SPIRI révèlent des statistiques troublantes au sujet du transfert d’armes : elles ont augmenté de 24% entre 2007 et 2011, par rapport à la période 2002-2006.

Imaginons quels bienfaits produiraient ces sommes astronomiques si elles étaient consacrées à relever les défis humanitaires et environnementaux qui confrontent notre planète!

Des membres d’Antennes de paix solliciteront l’appui du public à la campagne Stoppons les dépenses militaires lors de la présentation du film de Claire Corriveau, Les épouses de l’armée, le jeudi soir 12 avril, à 19h, à la salle A-M 050 (niveau métro Berri-UQAM). Cette soirée est une initiative du Comité femmes et mondialisation de la Fédération des Femmes du Québec.

Antennes de paix, organisation fondée à Montréal pour promouvoir la culture de la paix dans un
esprit de non-violence, est membre de Pax Christi International, réseau mondial catholique pour la paix, qui s’associe à l’appel de la communauté internationale pour une réduction immédiate des dépenses militaires afin de mieux répondre aux urgents besoins de la communauté humaine.

1 mars 2012

Échos de la Table Ronde : « Le sport, école de Paix? »

Tout comme les deux experts invités à partager leur expérience, Pierre Prudhomme, membre du Carrefour foi et spiritualité, a ouvert la soirée du 12 mars 2012 en évoquant les défis inhérents à son travail d’entraîneur sportif, pendant sept ans. Les apprentissages vont de la coordination physique à la concentration, requièrent la confiance en soi et dans les co-équipiers, le sens du travail en équipe, la capacité de se confronter à une autre équipe dans le but de gagner, savoir se parler pour résoudre des conflits, etc. Tous ces apprentissages à travers le sport sont liés à des valeurs humaines, au vivre ensenble.

Jean-Sébastien Vallée travaille depuis plusieurs années au développement de programme d’éducation aux droits par le jeu chez les enfants (6-12 ans) et les adolescents (13-17) au sein du programme canadien de l’ONG ÉQUITAS. Les activités proposées insistent sur les valeurs inhérentes aux droits humains telles que la coopération, le respect, le partage, la concentration dans la pratique des jeux. Ce type de programme requiert une bonne dose de créativité pour adapter des jeux tels que la chaise musicale, cache-cache, etc. de manière à engager le dialogue sur l’expérience vécue dans le jeu. Les jeux étant fréquemment orientés vers l’exclusion des joueurs, les enfants apprennent même à modifier certains jeux pour qu’ils se transforment en jeux coopératifs et inclusifs, ce qui rejoint d’ailleurs leurs préférences. Le même programme est offert dans une quinzaine de villes au Canada, dans des pays du monde arabe (Moyen-Orient) et en Haïti, sur des terrains de jeux ou dans des camps d’été.

Aimable Ndejuru, riche de sa longue expérience de formateur des éducateurs sportifs et organisateur de tournois dans son pays d’origine, le Rwanda, et au Québec, a entraîné l’auditoire dans une profonde réflexion sur la nature du jeu, du sport et de la paix, et sur le processus qui peut les mener l’un vers l’autre. C’est par le jeu, en faisant bouger leur corps, que les humains trouvent leur espace physique dans le monde. En même temps que par les règles mises en place, des jeux deviennent des sports, la tension entre la liberté du jeu et les contraintes des règles imposées dans le sport offrent un contexte pour se mesurer avec les tensions qui existent dans la société (Exemple : en Afrique du Sud, le sport a renversé l’apartheid). Il a conclu sa réflexion en proposant que « la culture est un jeu de création et d’acceptation des contraintes et des consignes pour vivre en paix ».

Les propositions de Jean-Sébastien Vallée sur des pratiques concrètes d’éducation aux droits humains par le jeu, suivies des réflexions stimulantes d’Aimable Ndejuru sur le sport et la paix ont suscité l’intérêt et soulevé des questions des participants à cette soirée organisée par Antennes de paix Montréal /Pax Christi avec la collaboration du Carrefour foi et spiritualité à Bordeaux-Cartierville.


17 janvier 2012

Soirée de Solidarité avec HAÏTIFILMS

AU PLAISIR DE VOUS Y VOIR

Soirée de Solidarité avec HAÏTIFILMS

Mardi le 31 janvier 2012 à 19h00

À la FTQ, 565 Boul. Crémazie Est

2è étage, Salle Louis Laberge (Métro Crémazie)

(renseignements : 514 856 0931)

PROJECTION DU FILM

Capitaines de l’espérance de Lise Gantheret - 52’ - 2011 -

Documentaire poétique sur le monde de la paysannerie à travers une ciné-lettre adressée à Jacques Roumain, écrivain haïtien.

Illustration exceptionnelle de la lutte contre le déboisement et de la relance de l’éco-agriculture grâce aux initiatives de Frère Armand Francklin et de sa communauté par la construction de lacs artificiels et le soutien à une éducation intégrée.

Projection suivie d’un débat en présence de la réalisatrice

TABLE RONDE

Une invitation de : Argus Films;

Fédération des travailleurs-euses du Québec(FTQ)

et Pastos sociales Ahuntsic et Villeray.

Et la participation de :

Bureau de Communauté haïtienne de Mtl (BCHM); Développement & Paix; nOulacoop et Pax Chrsiti Mtl.

entrée gratuite

Contribution volontaire

Lise Gantheret