Notre mission :

Les Antennes de paix se proposent de

· capter et relayer les appels de populations aux prises avec des situations de violence et d’injustice, génératrices de conflits destructeurs voire meurtriers;

· faire mieux connaître les initiatives des artisanes et artisans de paix essentielles au devenir de ces communautés humaines : www.prixdupublicpaix.org

· utiliser les nouveaux médias pour contribuer à mieux faire connaître et aimer l’ensemble des peuples et des êtres humains :http://antennesdepaix.org/
et
www.24365p.org



16 novembre 2017

Double lancement avec Dominique Boisvert, Jeudi 23 novembre 19 h 30




Antennes de paix vous invite au lancement de deux nouveaux livres de Dominique Boisvert, membre de longue date de notre organisme. Avocat pendant 20 ans, Dominique Boisvert a mené une vie orientée vers la militance et l’engagement social. Cet automne, il signe deux ouvrages qui témoignent de son implication ainsi que de ses valeurs et vous convie à leur lancement : Nonviolence, une arme urgente et efficace (Écosociété, 2017) et En quoi je croîs, petit essai d’autobiographie spirituelle (Novalis, 2017).

Entrée libre

30 octobre 2017

Gregory Baum, théologien allié de Pax Christi



Gregory Baum est décédé à Montréal le mercredi 18 octobre 2017 à l’âge de 94 ans. Il laisse le témoignage d’un théologien passionné pour les défis que la justice sociale pose à tous les citoyens et en particulier aux croyants.
Pendant ses années d’enseignement théologique à St. Michael, à Toronto, il a donné son appui au groupe local de Pax Christi, alors engagé dans la lutte contre l’atterrissage des avions F 18 sur les territoires autochtones au nord du Québec.
Installé à Montréal depuis 1986 et enseignant au département de Sciences religieuses à l’Université McGill, Gregory Baum devient membre du comité de rédaction de la revue Relations. Il s’est intéressé à la fondation des Antennes de paix, un groupe affilié à Pax Christi depuis 2007, qui a pour mission de promouvoir une culture de la paix et réconciliation.
Sous son habile direction, Pax Christi Montréal a publié un ouvrage pour souligner le 50e anniversaire de l’encyclique de Jean XXIII : Pacem in terris  - Paix sur terre. Relecture engagée dans le Québec d’aujourd’hui (Novalis, 2013). Une quinzaine d’auteur-e-s y expriment leur perception de l’itinéraire parcouru sur autant de thèmes abordés par ce document ecclésial imprégné de la lecture des signes des temps, une approche théologique privilégiée par ce grand théologien. 
Auteur de plus d’une vingtaine d’ouvrages, Gregory Baum a dédié à la culture de la paix un chapitre de son livre Étonnante Église L’émergence du catholicisme solidaire. Il écrit (p. 148-149)

« Quel est le fondement doctrinal de la culture de la paix? À mon avis, c’est la découverte récente de la présence rédemptrice de Dieu dans l’ensemble de l’histoire et du devoir de solidarité universelle de l’Église, en commençant par les pauvres et les autres affligés.(…) L’évolution de l’enseignement de l’Église nous permet de penser le Dieu trinitaire comme un mystère de réconciliation qui est à l’œuvre dans le monde en appuyant la culture de la paix et le dialogue des civilisations. »
« Les signes des temps qui ont permis à Jean-Paul II de formuler cette interprétation audacieuse de la mission de l’Église sont, à mon avis, le risque imminent de la guerre, l’explosion possible d’une violence mondiale, l’affrontement meurtrier des civilisations. Dans le contexte historique actuel, qui révèle la vraie nature du péché humain, on ne peut être disciple de Jésus Christ sans pratiquer le dialogue, le pardon, la justice et la paix. »

Gisèle Turcot, sbc
Antennes de paix
(Photo : François Gloutnay, Présence)

21 septembre 2017

Lettre du Collectif Échec à la guerre à l'occasion de la Journée internationale de la paix

Politique de Défense du Canada: protection et sécurité pour qui?

Dévoilée en juin dernier, la nouvelle Politique canadienne de Défense, intitulée « Protection, Sécurité, Engagement » préconise le renforcement du partenariat Canada-États-Unis et privilégie la voie militaire pour « augmenter la paix et la sécurité dans le monde ».

Cette Politique de défense prévoit une augmentation du budget militaire de 70 % en dix ans, passant de 18,9 milliards en 2016-2017 à 32,7 milliards en 2026-27. Le gouvernement Trudeau aurait cédé aux pressions du Président Trump pour que les pays membres de l’OTAN augmentent leurs contributions en vue d’atteindre l’objectif de 2 % du produit national brut (PIB). On est en droit de se demander quelle menace pèse tant  sur le Canada pour justifier une telle augmentation des dépenses militaires dans un contexte d’austérité, alors que le Canada ne contribue qu’à hauteur de 0,26 % à l’aide publique au développement et que les besoins sociaux au pays sont tellement criants.

Le Canada : un acteur crédible sur la scène internationale?
 
Loin d’assurer « protection et sécurité », la Politique annonce plutôt « l’engagement ferme du Canada auprès de NORAD et de l’OTAN » et sa volonté d’être « un acteur crédible et engagé à l’échelle internationale ». Mais comment le Canada peut-il prétendre travailler pour la paix dans le monde en participant aux missions militaires menées sous l’égide de l’OTAN? Une réelle sécurité collective passe plutôt par une rupture avec cette vision militariste et fondamentalement impérialiste.

La Politique contient aussi beaucoup de promesses d’achat – navires de combat de surface, chasseurs sophistiqués, systèmes télépilotés, communément appelés « drones », etc. Elle prévoit aussi que le Canada se dotera de la capacité d’intervenir sur plusieurs fronts à la fois, c’est-à-dire de mener des guerres simultanément dans plusieurs pays. Pourtant en 2016, le gouvernement Trudeau avait annoncé en grande pompe le retour du Canada aux opérations onusiennes de maintien de la paix. À ce jour, aucune annonce d’une participation canadienne à de telles opérations n’a été faite.

La Politique de défense vise plutôt le renforcement du complexe militaro-industriel et le commerce international des armes.

Sur 20 ans, ce sont 62 milliards en fonds nouveaux qui sont prévus en matière de « défense ». À n’en pas douter, ils ne serviront ni la cause de la paix, ni la stabilité dans le monde, par ailleurs dangereusement fragilisées par la menace nucléaire actuelle qui fait craindre de plus en plus le retour d’une nouvelle Guerre froide.

Dans ce contexte belliqueux, le Traité sur l’interdiction des armes nucléaires a été adopté aux Nations unies en juillet dernier. Malheureusement, aucun des neuf pays détenteurs de l’arme nucléaire n’a pris part aux négociations.  Aussi 28 des 29 pays membres de l’OTAN, dont le Canada, se sont abstenus de voter.  Soumis à la signature à partir du 20 septembre, ce Traité entrera en vigueur après sa ratification par 50 pays membres et ne s’appliquera qu’aux signataires.  Le Canada doit saisir cette occasion historique de signer cette entente multilatérale, une première en plus de 20 ans.

Appel à nos concitoyen.ne.s

En ce 21 septembre 2017, Journée internationale de la paix, il est illusoire de faire la promotion de la paix sans dénoncer tant la Politique de défense du gouvernement Trudeau que son abstention sur le vote d’adoption du nouveau Traité sur l’interdiction des armes nucléaires.

Pour signifier notre opposition au renforcement des politiques militaristes du gouvernement canadien et à sa participation à des missions offensives, nous porterons le coquelicot blanc jusqu’au 11 novembre, Jour du souvenir. Aussi nous invitons celles et ceux qui militent pour un monde sans guerre et sans arme nucléaire, à le porter en mémoire de toutes les victimes, majoritairement civiles, des conflits armés.

François Avard, auteur
Ariane Émond, journaliste indépendante, animatrice
Co-porte-paroles du Collectif Échec à la guerre

21 septembre, 2017 – À vous la parole !

JOURNÉE INTERNATIONALE DE LA PAIX 2017

Aujourd'hui c'est la Journée internationale de la paix 2017! Le Collectif 21 septembre vous invite à un Porteur de paroles festif et citoyen sur la paix! Cet après-midi, de 15 h à 18 h 30, à la Place Gérald-Godin (Métro Mont-Royal). Il y aura de la musique, une activité de Porteur de paroles, des hot-dogs, de l’art et du maquillage! Venez partager la paix! #JourneePaixMTL


To celebrate the International Day of Peace, Le Collectif 21 septembre invites you to a Festive Public Discussion about Peace! Join us today, from 3:00pm to 6:30pm at Place Gérald-Godin, Mont-Royal Metro! #PeaceDay


 

23 août 2017

Non, la violence n’est jamais acceptable!



Que ce soit les groupes anti-racistes opposés à La Meute, les organisations contre la brutalité policière ou les étudiants du printemps érable, tous veulent convaincre la majorité de l’opinion publique de la justesse de leur cause. C’est pour cela qu’ils manifestent.

Alors, il faut le dire clairement : la violence n’est jamais acceptable. Ni contre les personnes, ni contre les biens. Car elle est toujours contre-productive et enlève toute sympathie et crédibilité à la cause qu’on prétend défendre.

C’est un vieux débat : celui du «respect de la diversité des tactiques». Les groupes (souvent anarchistes) qui acceptent (et parfois prônent) l’usage de la violence exigent des groupes non-violents qu’ils respectent leur droit à penser et agir différemment. Avec le résultat inévitable qu’un petit groupe violent attire beaucoup plus la couverture des médias qu’une grosse manifestation pacifique. Et que la cause du plus grand nombre est discréditée par l’action («respectée» ou tolérée) d’une petite minorité.

C’est pourquoi il faut toujours dire NON, clairement et fermement, à tout usage de la violence, de droite comme de gauche, de nos amis comme de nos adversaires. D’autant plus que nous ne gagnerons jamais rien par les affrontements violents : nous avons tout à perdre et rien à gagner.

Il ne s’agit pas ici d’un plaidoyer pour la vertu mais d’une simple analyse rigoureuse du combat social. Si nous voulons gagner (quoi que ce soit), nous devons mettre la majorité (bruyante ou silencieuse) de notre côté. Et la violence va toujours l’éloigner de notre cause. Toujours.


Dominique Boisvert